BOUILLAC: sur les terres du GRANDSELVE

21 octobre 2018 - 18:30

Jeudi dernier, un peu avant 8 heures, l’ambiance n’est pas très bonne sur le parking de l’ancien Crédit Agricole. Il fait froid et il pleut et Madame la Météo n’est pas très optimiste. Elle ne prévoit une amélioration qu’en début d’après-midi. Les premiers arrivés ne sont pas très favorables pour aller traîner leurs guêtres autour de BOUILLAC. La nostalgie des draps chauds qu’ils viennent de quitter se lit sur leurs visages. Heureusement, leurs suivants sont un peu plus optimistes et finalement, après une large concertation démocratique, nous décidons de partir. Nous sommes 15.


A notre arrivée à BOUILLAC, la situation météorologique n’a guère évolué. Michel L comprend rapidement qu’il faut remotiver ses troupes. Il se précipite à la boulangerie du village et la dévalise littéralement de ses chocolatines et de ses croissants. Cette petite gâterie pâtissière était le geste qu’il fallait faire. En plus de donner un sérieux coup de pouce au commerce local, il élimine presqu’immédiatement les quelques hésitations qui perturbaient encore l’esprit des moins allants. Nous quittons BOUILLAC le cœur léger, certains croient même apercevoir un coin de ciel bleu au travers des nuages.


Pierre, Dominique et Marc encadrent notre sortie sous le contrôle vigilant de Bernard. Ils ont sorti pour ce faire un équipement technique des plus sérieux : 3 GPS et 2 jeux de cartes. De plus, cette sortie de BOUILLAC nous est bien connue. Nous sommes plusieurs dans le groupe à l’avoir faite à de multiples reprises alors que nous courions sous une autre casaque.


Le parcours ne présente ni difficultés particulières… ni points d’intérêt exceptionnels. Nous nous arrêtons un moment devant une plaque qui pourrait provenir de BERLIN : souvenir de son occupation par les troupes soviétiques et leurs alliés occidentaux après la seconde guerre mondiale ? Nous faisons aussi une petite halte devant les restes de l’abbaye cistercienne du GRANDSELVE. Il est difficile d’imaginer, en les regardants, que cette abbaye était au XIIIème siècle l’une des plus riches et des plus influentes du midi. Elle rayonnait alors bien au-delà des frontières et elle possédait entre autres plus de 20 000 hectares de terre agricole.


Un peu après midi, les propriétaires de la cave bio de TUCAYNE nous accueillent avec un grand sourire… et 2 bouteilles de son GABARE rouge. Nous y retrouvons Michel P et Chantal. Le repas tiré du sac est joyeux et bien arrosé : nous en profitons car cette fois ci nous n’avons pas eu à transporter les bouteilles. Nos hôtes nous expliquent ensuite avec passion leur métier, les contraintes du bio et les problèmes auxquels sont confrontés les vignerons indépendants… Ils nous font aussi visiter leurs installations et nous en profitons pour regarnir nos caves respectives.
La fin du parcours ne pose aucune difficulté et nous nous retrouvons tous pour le débriefing à BEAUMONT. La bière est excellente et notre présence réjouit le patron qui trouve que la clientèle se fait maintenant plutôt rare. Encore une excellente journée à inscrire au tableau. Jeudi prochain nous nous retrouverons sur le PR12 de SAINT ANTONIN.

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